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Anorexie et addiction

By 08:41:00 ,


L'anorexie mentale (comme la boulimie) est classée dans les addictions. Pour l'anorexie, c'est l'absence de nourriture, la sensation de faim et le plaisir de contrôler cette faim qui crée l'addiction. De plus le jeûn entraîne une délivrance d'endorphines dans l'organisme, qui crée une réelle sensation de plaisir. Accro à ne pas manger, accro à tout maîtriser. Je viens de terminer un livre "Journal d'un morphinomane", d'auteur inconnu, publié en 1996, un siècle après qu'il ait été écrit. On y retrouve les déboires d'un homme intelligent, un médecin, qui a sombré dans cette addiction à la morphine. On le suit des années durant, avec une volonté de s'en sortir mais toujours d'innombrables rechutes. Ce livre m'a touché car je m'y suis retrouvée, non pas dans la morphine (ne vous inquiétez pas je ne vole pas encore de stupéfiants à l'hôpital !), mais dans l'obsession du produit. Pour l'anorexie, l'obsession de ne pas manger et de toujours tout contrôler. Dans la volonté de s'en sortir il m'a touchée également. Il se rend bien compte de son état mais est incapable d'en sortir. Mais il est seul face à tout ça, ce qui n'est pas mon cas.

Quelques citations du bouquin qui ont fait tilt :

« Quels souvenirs, si je me guéris, je garderai de ces neuf années de maladie mentale et physique ! Tout le milieu de ma vie aura été un lent supplice, une sorte de folie consciente et raisonnante. Je me suis toujours étonné d'avoir pu continuer à faire à peu près comme tout le monde, de n'avoir pas été forcé d'abandonner mon travail et ma profession, d'avoir réussi à cacher, mais au prix de quels efforts et de quelles souffrances ! … Enfin, quel changement ! Quel bonheur ! Je vais renaître à la vie, reprendre ma place d'homme dans la société qui a toujours continué, il est vrai, à me compter parmi les siens, mais à tort, car je n'étais guère un homme. Je m'en donnais seulement l'apparence et cela au prix de peines affreuses. »

« Je ne suis qu'un invalide, un malade très faible mais qui peut guérir à la condition de se tenir pour malade. »

« La guérison brusque n'est pas possible, mais il faut que j'y arrive par degrés ou ma vie est finie. »

« Je comprends enfin et je sens l'urgence absolue d'une changement, d'une réforme complète. »

« Etre attentif à mon corps, à ma vie physique au lieu de vivre dans l'exaltation et le dédain de ma santé qui est si naturel. »







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